Une nuit avec les loutres

C’est un beau cadeau que Anne-Marie m’a offert cette année pour mon anniversaire : une nuit dans l’affût aux loutres de Stéphane Raimond de Objectif Loutres à Bugeat en Corrèze.

Observer les loutres sauvages dans leur milieu naturel.

Lundi dernier, nous nous sommes donc retrouvés vers 18h00 au bord de son étang aménagé d’un petit affût en bois pour deux voir trois personnes. L’étant est une zone de protection de la loutre d’europe et son accès est réservé aux quelques utilisateurs de l’affût. Le terrain est entièrement clôture, les loutres y accédant par quelques passages dans la clôture.

Devant l’affût, une petite étendue d’eau de 1000 m² environ alimentée par un beau ruisseau arrivant en cascade. Dans notre dos, la petite Vézère s’écoule avec dynamisme.

L’étang est aménagé d’éclairage en fixe avec des spot à leds permettant de l’éclairer en pleine nuit.  Des éclairages supplémentaires peuvent être utilisés selon la nécessite des observations.

 

Les berges sont éclairées

Après les présentations avec Stéphane, personnage passionné et passionnant, nous installons les flashs Cobra supplémentaires. Nous sommes deux photographes cette nuit, Anne-Marie m’ayant bien-sur accompagné. Nous aurons chacun 3 flashs Yongnuo YN 560 type II ou III . Les flashs sont commandés par les boitiers photographiques via des émetteurs/récepteurs Yongnuo rf602.

A 20h00, les ultimes consignes et conseils données, nous nous installons le plus confortablement dans l’affût, pleins d’espoir.

 

Vue depuis l'affut

Photographiquement, nous sommes équipés de Pentax K3 et K1 avec des 300mm / f4 installés sur des trépieds.

Peu avant 22h00, la loutre est là. Nous entendons les petits dans notre dos, du coté de la Vézère. Pendant une demi-heure, nous observons un festival de bonds, de plongeons, le tout a une vitesse ahurissante. Nous avons beaucoup de mal à faire des photos, la loutre n’est jamais là ou nous l’attendons. Parfois, elle passe à moins d’un mètre de nous. Je ne garde que 4 photos de cette première séances.

Tout à coup, l’étang retombe dans sa quiétude. La loutre est partie, sans doute rejoindre ces petits. Moins d’un quart d’heure plus tard, nous les observons tous les trois traverser l’étang à vive allure, sortir de l’eau au niveau du ruisseau et monter dans le pré vers l’étang du dessus. Ils y resteront toute la nuit, nous ne les reverrons plus mais nous entendrons des cris au petit matin. Un loutron perdu  ou sa mère l’appelant ?

Deux renards sont aussi furtivement au bord de l’étang. Le second, une renarde,  a marqué son territoire.

A 7h00 du matin, le jour est revenu. Nous arrêtons les observations et rangeons le matériel. Un café bien chaud avec Stéphane Raimond est bien venu.

Nous repartons avec une certitude, celle de revenir passer une nuit avec les loutres.

 

 

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